Matelassier du faubourg : Le feuilleton

La reprise d’un atelier du faubourg Saint-Antoine, racontée en 8 épisodes.

Sous la forme d’un journal, Patrice Sébille a commencé à conter l’histoire des artisans matelassiers Le Briand mais plus généralement celle des matelassiers à Paris qui ont vécu beaucoup de soubresauts, de crises, de combats et d’anecdotes en commun.

Photographie ancienne : matelassiers au travail sur un quai de Paris, au pied d’un escalier de pierre, la laine étalée au sol

Épisode 1

Raconter l’histoire de la maison Le Briand, fondée en 1880, et la sienne à la tête de l’atelier : Patrice Sébille s’y était engagé, sur le modèle des feuilletons de La Fabrique de l’Histoire. Restait à savoir par où commencer. Ce sera par un licenciement, en 1998.

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Carte postale ancienne du passage Vandamme à Paris : un matelas posé sur des tréteaux devant une palissade

Épisode 2

Sans emploi, il prête main-forte à son frère, qui transforme un atelier du faubourg Saint-Antoine en appartement. À l’étage du dessous tourne à plein régime un matelassier rentable, promis pourtant à la fermeture faute de repreneur. Et si quelqu’un faisait quelque chose pour l’empêcher ?

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Photographie ancienne d’un atelier voûté : une religieuse et des ouvrières devant des piles de matelas

Épisode 3

Échaudé par deux successions manquées, Jacques Le Briand accepte de le juger sur pièces. Premier jour à l’atelier, en septembre 1999 : le débutant est lent, désespérément lent. Dans son entourage, chacun le voit pourtant déjà en sauveur d’une maison plus que centenaire.

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Photographie ancienne d’une boutique de literie parisienne, une famille posant sur le seuil

Épisode 4

Faute de bureau, et parce qu’il cache encore sa situation à ses enfants, il remplit ses dossiers dans les cafés du quartier. Au Jean Bart, devenu « chez Thierry », ébénistes, tapissiers, comptable et avocat finissent par l’adopter. Pour la première fois de sa vie, il a des copains de bistrot.

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Photographie ancienne : matelassiers cardant la laine dans une cour, devant des matelas à rayures

Épisode 5

Reprendre une entreprise, ce n’est pas seulement faire un chèque. Stage obligatoire, registre des métiers, formulaires en cascade : en 1999, devenir patron tient du parcours du combattant. Fin novembre, à l’aube d’un nouveau millénaire, il s’apprête à bouleverser sa vie.

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Photographie ancienne : une matelassière au travail dans une cour pavée, un matelas tendu sur son cadre

Épisode 6

Tout est prêt pour le 1er janvier 2000, sauf le crédit, qui n’arrive pas. Le premier lundi de l’an 2000, il se retrouve à la tête d’un atelier clandestin. Et quand la banque change ses conditions au dernier moment, il réunit la somme en famille, en à peine plus de 24 heures.

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Carte postale ancienne : matelassiers sur les quais de la Seine à Paris

Épisode 7

Il avait posé sur le matelas de laine un regard d’ingénieur, séduit par l’ingéniosité des gestes. Un grand lit fabriqué pour sa femme et offert au pied du sapin lui révèle autre chose : ce métier fournit du bien-être. Seul aux commandes, il mesure tout ce qu’il lui reste à apprendre.

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Photographie ancienne : matelassiers au travail dans une rue de Paris, près d’un tas de laine

Épisode 8

Certains de ses clients tapissiers ont passé l’âge de la retraite et regrettent le faubourg grouillant de leur jeunesse. En les côtoyant, il découvre des artisans qui n’attendent pas la retraite, restent vifs et fêtent son arrivée comme celle d’un jeune. Mais, depuis, le moule s’est cassé.

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Le feuilleton de Patrice Sébille s’arrête là où l’atelier continue ; pour en connaître la suite, celle d’aujourd’hui, nous vous invitons à :

…et nous serons ravis de vous conter de vive voix les chapitres que le journal n’a pas encore écrits.