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Musée de la literie

Une histoire du matelas : de ses origines au XIXe siècle

Pour tout savoir sur le matelas comme pièce de lit en remontant à ses origines, c’est d’abord une rencontre avec l’initiatrice du projet Vallons de Laine qui a porté à notre connaissance le Dictionnaire de l’ameublement et de la décoration : depuis le XIIIe siècle jusqu’à nos jours, de Henry Havard, paru en 1894.

L’un des chapitres de cet ouvrage est consacré au matelas, ses origines, ses raisons d’être, ses dynamiques, ses usages, ses utilisateurs, ses catalyseurs et ses évolutions dans le temps long de l’Histoire. Il commence par définir brièvement le concept du matelas pour ensuite en raconter son histoire en France qu’il a eu au travers les époques.

Henry Havard la retrace jusqu’a la fin du XIX siècle, qui coïncide avec le debut peu ou prou de l’activité des ateliers Le Briand.

À partir du texte Henry Havard, nous en avons fait une adaption sur la forme d’un article structuré chronologiquement pour notre musée de la literie traditionnelle.

Tout cela a été rendu possible grâce aux archives numérisées de la Bibliothèque nationale de France et à sa plateforme gallica.bnf.fr.

Dans ce chapitre, Henry Havard s’attarde sur les matelas destinés au lit. Nous avons aussi retranscrit le chapitre de son Dictionnaireil aborde le matelas comme pièce d’ornement de mobiliers (fauteuils, banquettes, carrosses, etc…).

La définition du matelas

C’est une des pièces importantes de la garniture du lit.

Dans son histoire, le mot matelas était écrit de différentes manières:

  • “materas” ou “matheras” “matherat”
  • “materasas”
  • “matrace”
  • “mattras”

Jusque vers le milieu du XVIe siècle, on a dit materas.

La forme materasas appartient au midi. On la trouve dans un certain nombre d’inventaires du XVe siècle, empruntés à la région du Bordelais. « Tot prumeyrament, una costa de pluma, de la meya sort, et doas materasas. — Premièrement, un lit de plume, de qualité moyenne, et deux matelas. » (Invent. de Ramond de Cussac, chanoine de Saint-André; Bordeaux, 14491.

C’est une sorte de grand et très ample coussin, qui tient toute l’étendue de la couchette, et qu’on a fait de coton, de laine, de crin, de bourre ou même de laveton et de mousse, et qui est enfermé entre deux toiles de coutil, de l’utaine ou d’étoffe plus précieuse.

L’histoire du matelas

L’usage du matelas, ou mieux du materas, est fort ancien.

La période de l’Ancien Régime

Nous relevons dans les Comptes de Geoffroi de Fleuri, argentier du roi Philippe V (1320), l’achat de « 111 livres de coton bailliées à Guillaume Toutain, pour le materas du Roy amender ».

Dans le Compte particulier d’Edouard Tadelin, mercier de Philippe de Valois (1342), ligure la fourniture de « XI pièces de cendaulx estroiz, de XVII aunes la pièce, en greine, pesans IIc IIIIxx IX onces, pour faire matheraz pour madicte Dame », c’est-à-dire pour la reine, et la livraison de « VII livres de coton et IIII onces de soye, pour lesdiz matheraz ».

Enfin, dans l’Inventaire de Charles V (1380), nous remarquons « ung materaz de cendal vermeil, contenant trois aulnes de long et deux aulnes trois quartiers de lé », qui pouvait assurément passer pour un maître matelas, tant à cause de l’étoffe somptueuse dont il était couvert, que de sa mesure peu ordinaire.

Pendant tout le Moyen Age, au surplus, par suite de la taille considérable des lits, les matelas affectèrent le plus souvent des dimensions magistrales.

Ces dimensions se continuèrent sous la Renaissance. Ainsi, parmi les vingt-sept matelas qui figurent dans l’Inventaire de Catherine de Médicis (1589), on en relève :

  • trois qui mesurent 6 pieds et demi de large sur 7 de long
  • cinq de 5 pieds et demi de large sur 6 et demi de long
  • neuf de 5 pieds sur 6
  • 3 de 4 pieds et demi sur 6
  • 3 de 4 pieds sur 6

Ces derniers, qui sont à la taille des grands lits de nos jours, font voir combien les premiers devaient être importants.

Des quelques extraits de Comptes ou d’Inventaires que nous venons de citer, deux choses sont à retenir :

  • la première, c’est qu’autrefois on rembourrait les matelas de coton, marchandise alors fort coûteuse, importée à grands frais, et qu’on ne trouvait que chez les épiciers.
  • La seconde, c’est qu’on les couvrait en tissus de soie d’une grande valeur.

Ces deux dispendieuses particularités font mieux comprendre comment le Compte des Despens de l’Ostel du roy Charles (VIe), commençant le 1er octobre 1380, et certains comptes des Gaiges des valiez du Roy et d’autres gens d’ostel, datés de 1383, mentionnent, parmi les officiers de la chambre du roi, des « sommeliers du materaz », chargés spécialement de veiller sur ce meuble à la fois très coûteux et fort utile.

Elles expliquent aussi comment on avait soin, pour empêcher que les matelas ne s’abîment durant les déplacements si fréquents, d’emballer soigneusement ces matelas dans des malles spéciales.

« Pour III malles livrées à Guillotin du Materaz, le jour dessus dict, deux pour le lit le Roy et l’autre pour le materaz. »

Tous les matelas, cela va sans dire, n’étaient pas, même à cette époque, aussi richement garnis que ceux sur lesquels reposaient Jeanne de Bourgogne, femme de Philippe de Valois, ou Charles V dit le Sage ; et c’est sans étonnement aucun que nous entendons Christine de Pisan, parlant des religieuses du prieuré de Poissy, nous dire :

Si ne vestent chemise, et sans langes,

Gisent de nuis, n’ont pas coûtes il franges,

Mais materas

Qui sont couvers de beaulx tapis d’Amis

Bien ordonnez, mais ce n’est que baras,

Car ils sont durs et remplis de bourras.

Christine de Pisan, à propos des religieuses du prieuré de Poissy

Sans parler ni des couvents, ni des simples bourgeois, on rencontrait également chez des princes cultivés et même délicats des matelas fort ordinaires.

C’est ainsi que dans l’Inventaire du château d’Angers (1471) nous relevons une « couchete de boys qui n’est point foncée, garnie de troys materaz, de couete, traversier, etc. », sans autre désignation, ce qui semble prouver que le roi René se contentait de simples matelas recouverts de futaine. De même, dans l’Inventaire de Charlotte d’Albrel, duchesse de Valentinois (1514), nous notons « deux matheratz et une cothepointe ».

De même encore, dans l’Inventaire de Catherine de Médicis, déjà cité, nous ne comptons pas moins de « vingt-sept matelas de fustaine ».

Cependant la tradition des matelas richement parés ne s’était pas perdue. Ceux qui garnissaient les lits de parade étaient souvent magnifiques ; ceux sur lesquels on exposait les effigies des princes n’étaient pas moins luxueux.

Lors de l’enterrement de François Ier (1547), ce roi fut porté à Saint-Denis, suivi de ses deux fils prédécédés, et Godefroy nous apprend (Cérémonial françois ; Paris, 1619, p. 292) que le matelas sur lequel reposait l’effigie du Dauphin était ensouillé « de toille d’argent chargée d’hermine », alors que le matelas du duc d’Orléans était couvert de « satin bleu chargé de riches fleurs de lis d’or ».

Ceux que nous retrouvons à la cour galante et recherchée de Jeanne d’Albret et à celle de Marguerite de Navarre, quoique destinés à des emplois moins funèbres, n’en sont pas moins superbes.

Dans l’Inventaire du château de Nèrac, dressé en 1555, figure : « Ung matras couvert de taffetas noir, parfumé de senteurs » ; alors que dans l’Inventaire des meubles portés de Pau à Nèrac par ordre du roi de Navarre (1578), nous remarquons : « Deux matellas de taffetas rouge, et ung traversin de mesme », destinés sans doute à la couche voluptueuse de la reine Margot. Mais pour atteindre le comble du luxe en ces matières délicates, c’est à la belle Gabrielle (1599) qu’il se faut adresser.

Son Inventaire, en effet, décrit : « Quatre mattelaz, sçavoir deux de satin, l’un blanc et l’autre incarnat, et [les] deux autres de tafetas blanc, prisez et estimez la somme de quinze escuz sol la pièce, qui est en totalle soixante escuz. »

Ces matelas servaient pour son lit d’hiver. Pour l’été, elle avait un lit « de carré de linonte, les pentes et mattelas de lassis recouvert de soye de couleur, rebordés d’or et d’argent ».

Enfin, dans ce même document; nous voyons encore figurer : « Trois bordeures de mattelas en broderie avec des perles, où est représentée l’histoire de David. »

Cet étalage de somptuosités, toutefois, n’est pas pour nous surprendre. Les amours royales ont toujours été friandes de ce luxe du coucher, et l’Inventaire général des meubles de la Couronne nous révèle que Mme de la Vallière reposait son aimante personne sur trois matelas couverts de satin cramoisi.

Les matelas somptueusement habillés demeurèrent, au surplus, en usage jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

Dans l’Inventaire du mobilier de la Couronne, dressé le 20 février 1673, figurent : « Trois matelas de satin rouge » ; dans celui du 30 janvier 1681, nous relevons des matelas couverts de moquette, de maroquin, « garni de petites touffes or et: argent et d’un galon tout- autour » de roussy, c’est-à-dire de cuir de Russie, de satin rouge, et surtout « deux matelas, l’un de damas vert par-dessus, avec bandes de brocatelle autour, et l’autre avec des bandes de mesme brocatelie, garni d’un frangeron d’or tout autour sur les coutures ».

Ces matelas luxueux étaient même d’un usage assez courant, à cette époque, puisque nous lisons dans un livre du temps : « Outre cet avantage, nous avons encore celui d’avoir la soye en aussi grande quantité que nous en avons besoin, pour faire des draps et des satins, des velours et de toutes sortes d’ouvrages ; jusques là même, qu’on en fait des linceuls et des matelas. » (Les délices de la France; Leyde, 1728.)

Ajoutons que la garniture intérieure ne répondait pas toujours à la parure extérieure, car, parmi les matelas dont on se servait à la Cour, si la plus grande partie étaient, il est vrai, garnis de laine et de crin, on en rencontrait aussi de laveton et même en bourre-lanisse.

Un Inventaire du maréchal de la Meilleraye, dressé à l’Arsenal le 18 février 1664, décrit : « Un bois de lict… garni de son enfonsure, deux mattelas remplys de bourg (sic) et couverts de thoisle. »

Ces dernières citations nous livrent le mot matelas, sinon avec l’orthographe actuelle, du moins avec la prononciation usitée de nos jours.

Cette prononciation commença d’avoir cours au XVIe siècle.

Nous la rencontrons pour la première fois sous la plume de Rabelais : « Frère Jan, de ce ne se souciant, écrit-il, empourta la couverture, le matelat et aussy les deuz linceulx en nostre nef, sans estre veu de personne. » (Pantagruel, liv. V, ch. XV.)

Montaigne, de son côté, écrit : « Vous faites malade un Allemand de le coucher sur un matelas, comme un Italien sur la plume, et un Français sans rideau et sans feu. » (Essais, liv. III, ch. XIII.)

À partir de ce temps, la prononciation reste et l’orthographe devient définitive.

Quant à la garniture intérieure des matelas, il ne semble pas qu’elle ait eu, à beaucoup près, la même fixité.

Nous avons dit qu’on les avait faits surtout de laine et de matières plus communes, telles que la bourre-lanisse et le laveton. Nous avons vu également qu’à une époque fort ancienne, on en avait confectionné en coton, matière précieuse et alors très chère.

Ces derniers matelas paraissent avoir été surtout réservés .pour la période des grandes chaleurs.

Plusieurs auteurs, en effet, les recommandent dès le XVe siècle, comme matelas d’été.

Au XVIIe siècle, on eu fit en crin. Le sieur d’Ouville croit avoir été un des premiers qui aient eu l’idée d’employer cette garniture.

On le pourrait conclure, du moins, de cette joyeuse et invraisemblable rodomontade, qu’il recueillit parmi les Gasconnades en cours de son temps : « Je veux que vous sçachiez que les matelats sur lesquels je repose mes membres ne sont garnis que des moustaches de ceux dont mon épée a été victorieuse. » (Voir l’Élite des Contes.)

Le certain, c’est qu’à partir de 1650, on rencontre des matelas en crin dans tous les riches mobiliers. Nous signalions, à l’instant, leur présence dans plusieurs Inventaires des meubles de la Couronne; dans celui de Molière, dressé en 1673, on peut relever : « Trois matelas, .l’un de futaine…, rempli de laine; un autre aussi de futaine rempli de bourre, et l’autre de futaine et toile rempli de crin. »

Le succès de ces derniers matelas paraît avoir été assez grand, à cette époque, et leurs services furent certainement très appréciés.

Il se trouva même des écrivains pour faire d’eux un solennel éloge et recommander vivement leur usage au public, « On a trouvé, écrit l’auteur des Délices de la France, l’invention de faire des matelas de crin, afin qu’à chaque moment que l’on se roule et qu’on se tourne dans le lit, l’on trouve une couche nouvellement faite, parce que c’est le propre du crin de ne prendre jamais de forme et de tenir incessamment un lit bouffi, puisque la pesanteur du corps ne l’affaisse point. »

Enfin, dernière consécration, la science ne dédaigna pas de vanter leurs mérites.

En 1781, les médecins de l’Hôtel-Dieu se réunirent afin de décider de quelle manière les matelas devaient être garnis intérieurement, pour présenter, au point de vue hygiénique, le plus d’avantages possible; et ces illustres praticiens n’hésitèrent pas à se prononcer en faveur des matelas de crin.

Ils déclarèrent « qu’un matelat qui seroit fait avec deux tiers de laine et un tiers de crin seroit sans contredit meilleur [qu’un lit de plume], mais qu’il seroit sujet à deux inconvénients : l’infection que la laine contracte et retient et la trop grande chaleur qu’elle procure, alors que le matelas de crin ne présente aucun de ces désavantages ». (Voir, dans les Documents pour servir à l’histoire des hôpitaux de Paris, t. II, p. 100, les Mémoires contenant l’avis du Bureau des Médecins de l’Hôtel-Dieu, 6 avril 1781.).

Après cette haute décision, la cause étant entendue et le procès jugé, les matelas de crin n’eurent plus de concurrence sérieuse à redouter.

Cette haute intervention, toutefois, n’était pas superflue. D’autres matières que la laine étaient alors fortement prônées.

Dès 1770 on avait essayé de propager les matelas de mousse. Bien que l’Almanach sous verre, promoteur de cette invention, appuyât sa défense de considérations qui ne sont assurément point à dédaigner, leur essai, cependant, ne devait pas avoir de suites sérieuses : « Plusieurs personnes, dit-il, ayant fait faire à la campagne des matelas de mousse s’en sont fort bien trouvées; ils sont fort élastiques et ne sont point sujets à servir de retraite aux souris, aux puces, ni aux punaises. »

L’argument assurément a son prix. C’est encore vers le même temps qu’apparurent les « coussins et matelas en peaux huilées et douces remplies d’air ».

Ces matelas, formés, au dire du Mercure (n° de janvier 1776), « de peaux l’huilées, collées et cousues l’une contre l’autre, en forme de poche », et munis d’un robinet par lequel « on entonnoit dans la cavité autant d’air qu’il pouvoit y entrer », sont les ancêtres des matelas en caoutchouc et des matelas à air, qui servent encore aux malades, de nos jours. On put croire, à leur apparition, qu’ils constituaient une grande et curieuse nouveauté. Combien leur inventeur eût été moins fier de sa découverte, s’il eût su que Louis XI reposait sur un matelas de ce genre !

Les Comptes de la Chambre du roi, à l’année 1478, nous apprennent, en effet, que ce prince possédait « ung lict de vent », fait et couvert d’un « grant cuir d’Ongrie », qu’on gonflait avec un sonfflet, quand le roi voulait s’en servir.

Les préoccupations multiples que les matelas ont inspirées à nos pères, et dont les applications que nous venons de passer en revue fournissent la preuve, se légitiment par deux causes.

La première, c’est qu’il faut attendre la fin du XVIIe siècle, pour que cet utile objet de literie achève de se vulgariser, ou mieux de se démocratiser.

Jusque-là dans beaucoup de provinces et même à Paris, la généralité des bourgeois s’était contentée du lit de plume et de la paillasse.

Et cette absence de matelas s’explique, à son tour, par cet autre fait, que c’est également au XVIIe siècle que l’on commença à carder la laine; car jusque-là, on s’était borné à la battre.

Or il n’y a pas de comparaison, comme élasticité, entre la laine peignée à la carde, et celle qui est simplement battue.

Ceux qui douteraient de l’étonnante supériorité de la première n’ont qu’à relire la correspondance de l’abbé Galiani:

« Parlons d’une affaire sérieuse, écrit de Naples le spirituel abbé à Mme d’Épinay (17 août 1771). Sachez qu’un des plus grands maux des Napolitains, c’est qu’ils couchent sur des matelas fort durs. Cela vient de ce qu’ils battent leur laine sans la carder. Je me suis donné toutes les peines possibles pour réparer cet inconvénient ; mais tout a été peines perdues, parce qu’ils n’ont point de ces machines propres à carder et n’en connoissent point la forme. Je suis résolu d’en faire venir de Paris. Dites-moi ce que coûterait tout l’attirail pour carder un matelas. Si je ne me trompe, il y a deux peignes en fer. Mettez-moi cela au clair, et tâchez au moins qu’en dormant, je me souvienne des lits de Paris. Bonsoir. »

Et à quelque temps de là (19 octobre 1771) : « Ma commission des peignes, continue-t-il, étoit que, comme on ne connoît point ici l’art de carder la laine des matelas, ce qui fait qu’on est fort durement couché, je souhaitois avoir de Paris le peigne avec lequel on carde les matelas, pour introduire cet art à Naples. Je voulois savoir auparavant combien en coûteraient l’achat et le transport. » (Correspondance de l’abbé Galiani, t. Ier, p. 431 et 405.)

L’abbé Galiani s’adressait, au reste, à bonne enseigne pour être bien servi. « Les meilleures cardes qui se fassent en France sont celles de Paris », écrit Savary des Bruslons.

Une dernière lettre de l’abbé nous apprend que le matériel si ardemment souhaité lui fut envoyé peu de temps après.

Ajoutons que toujours la bonne et complaisante Mme d’Épinay n’est lias la seule femme d’esprit dont la correspondance porte trace de ces préoccupations un peu terre à terre.

« Faites carder mon matelas ; je ne veux pas être mangée aux vers de mon vivant », écrit George Sand à son ami Jutes Boncavan. (Nohant, 31 août 1834 ; Correspondance, t. Ier, p. 281.)

Il nous semble que nous ne pouvons terminer sous de meilleurs auspices cette rapide monographie d’un objet aussi utile que modeste.